vendredi 17 octobre 2008
Premières images d'"Appelle mon numéro".
Diffusé la semaine prochaine, le nouveau clip de Mylène semble plus qu'alléchant, décontracté et inventif. "Appelle mon numéro", décrié par beaucoup, reste une de mes chansons préférées du dernier album et l'air trotte dans la tête sans en sortir. Pour l'occasion, Mylène ressort sa coiffure Maléfique, avec ses cornes du diable, et arbore un look Sarah Polin avec des lunettes surprenantes. J'attends avec impatience le "pillow de star". Vivement lundi !
Je vous prie de faire silence.
Encore un fichu mal de gorge. Entre les métros infestés de toussoteux et des collègues malades, seul un miracle pouvait me sauver d'une contamination. Heureusement que je connais sur le bout de mes doigts les remèdes efficaces pour ne pas rester trois semaines avec un rhume insidieux. Des injections d'Humex rhume des foins pour neutraliser les miasmes du nez et éviter de tremper les mouchoirs. Puis des pastilles Strepsils (chères mais redoutables) pour commencer à guérir la gorge. Puis en vrac, des bonbons à l'eucalyptus, du miel, de l'eau chaude au citron, de l'ail pour assaisonner les plats, du thé. Et ne pas sortir en t-shirt largement ouvert sur la poitrine pour ressembler aux rebelles de 17 ans qui ne portent rien d'autres quand le thermomètre atteint laborieusement 8°C l'après-midi. Rentrer vers une heure du matin avec un sweat à capuche rabattue, histoire de subir les affronts des courants d'air à Nation. Grand merci à tous ces égoïstes qui refilent leurs miasmes en partant bosser tout en traînant un début de grippe ou une angine.
mercredi 15 octobre 2008
Sacrée soirée.
Pour célébrer les 28 ans de Diane et les 27 ans de Thomas, mais aussi pour pendre la crémaillère de la miss, rendez-vous samedi dans le XXe pour une soirée à thème... "On le le fera plus quand on sera grand", tel était le mot d'ordre. Quelques heures de détente, voire de folie, d'hystérie marquées par des mets mitonnés par nos soins (je reste très fier de mon cake saumon / ciboulette et raffole du crumble de la soeur de notre hôte) rythmées par un karaoké endiablé (bonjour le massacre de "la solitudine" et de "Tout"). Grand moment aussi lors de la distribution des cadeaux. Et surprise totale avec les cigarettes pétaradantes.
samedi 11 octobre 2008
"Comme la pluie".
Je viens - enfin - de me procurer la chanson chantée par Leprince Ringuet (vous savez le minet qui fredonnait "Je suis beau, jeune et Breton / Je sens la pluie, l'océan et les crêpes au citron" dans "Les chansons d'amour" !) dans "La belle personne". J'avais été ému et je la voulais de force dans mon iPod. Mission accomplie ! Musique et texte d'Alex Beaupain pour changer. Du mélo comme j'aime bien, qui vaut largement les soupes de Bénabar ou du dernier Julien Clerc.
Comme la pluie nous manque parfois
Un orage aurait plus d'allure
Pour se crier ces choses-là
Se jeter ces mots à la figure
Comme la pluie nous manque parfois
Comme le soleil nous tue
Comme ses rayons nous semblent froids
Quand on ne s'aime plus
Comme les forces nous manquent parfois
Une bagarre aurait plus de gueule
Passer ton visage à tabac
Qu'enfin plus personne n'en veule
Comme les forces nous manquent parfois
Comme nos bras nous trahissent
Lorsque l'amour entre nos doigts
Comme le sable glisse
Comme les pleurs nous manquent parfois
Un mélo aurait plus de classe
Quelques larmes, nous valons bien ça
Mais c'est trop demander hélas
Comme les pleurs nous manquent parfois
Comme la nuit nous manque parfois
Le noir serait plus à mon goût
Ces étoiles comme autant de croix
Tout un ciel en deuil de nous
Comme la nuit nous manque parfois
Comme elle tarde à venir
Quand elle tombe, ne trembles-tu de ça ?
Toutes ces nuits à venir...
vendredi 10 octobre 2008
La caissière de Monoprix est déjà une star !
L'entreprise Cajoline lirait-elle ce blog ? La question se pose vu que des échantillons d'assouplissant se trouvaient distribués à deux cents mètres de mon lieu de travail depuis ce midi ! Sans oublier de généreux bons de réduction (quarante centimes tout de même) donnés en nombre. Pouvoir d'achat, pouvoir d'achat...
Dimanche dernier, lors d'un brunch avec le groupe des "Desperate housewives", mes conseils pour réaliser des économies vinrent sur le tapis et certains y allèrent de leurs propositions (comme puiser dans les réserves de ramettes au boulot pour ne pas débourser une dizaine d'euros, pour la probité on repassera...). De fil en aiguille, la conversation tomba sur les courses dans les grandes surfaces. Par un hasard formidable, François-Jean, Sébastien et moi découvrirent notre dévotion envers une des caissières du Monoprix St-Paul, véritable vivier de personnages hauts en couleur.
Ne pouvant résister à l'envie de retrouver cette figure de proue, je prenais un quart d'heure mercredi soir pour m'offrir une petite séance de rigolade. Dès mon arrivée au sous-sol, je la distinguais vers les caisses du milieu. Difficile de la rater, sa chevelure rouge tirant vers le rose permettant de la repérer à dix kilomètres à la ronde. Une fois mon beurre salé et mes smoothies dans le panier, je me dirigeais vers sa file d'attente, plus importante que les autres, mais qu'importe c'était elle mon élue pour biper mes articles. J'entendais ces commentaires avisés et me régalaient en patientant devant le présentoir à chewing gum, Ricola et TV magazines. Madame montre des velléités d'allure bourgeoise, petite tailleur sous la blouse, teinture qui se veut originale mais ruinée par des racines plus qu'apparentes, et surtout, surtout, des phrases répétées ad libitum. Quiconque passe entre ses mains expertes se souvient de ses apophtegmes. Ce jour-là, une promotion sur les oranges mettaient ces fruits sur le tapis roulant sans discontinuer (d'après mes observations) et, bizarrement, elle demandait : "Vous avez choisi des oranges ou des pomelos, on les confond souvent". Cette question semblait la consumer car elle dévorait des yeux tous ceux qui en achetaient et restait suspendue à leurs lèvres. Je riais intérieurement en l'entendant poser cette énigme digne de celle posée par le Sphinx. Mais le nec plus ultra demeure ses propos cultes, débités d'une voix chantonnante : "Avez-vous la carte Smiles ? de fidélité peut-être ?" au moment du paiement et, principalement "En vous remerciant, bonne fin de journée Madame / Monsieur". Chaque chaland peut se gargariser d'entendre ces mots proférés sans qu'une seule modification viennent perturber le débit. Je les attends avec gourmandise, les répétant en même temps qu'elle. A côté Karine Viard, en boulangère atrabilaire et raciste dans "Paris", ne lui arrive même pas à la cheville. Le plus comique restant son impatience lorsque les acheteurs lambinent à composer leur code ou à empaqueter leurs produits. Sa vraie nature se révèle et elle rudoie sans ménagement le trouble-fête en faisant remarquer, mine de rien, que les suivants s'impatientent. Un grain de sable dans son numéro et le coup de bâton tombe. Du coup, je ne manque jamais de me tromper de code, de sortir ma carte fidélité après ma carte bleue alors qu'elle passe ne premier pour obtenir des points, de classer méticuleusement mes emplettes. Son regard furibond me met en liesse. Je me demande toujours quand elle va enfin péter un câble. A ne pas manquer également, ses prises de bec avec ses collègues, surtout féminines, lors des pauses déjeuner. Celles qui osent la remplacer avec deux minutes de retard se font passer un de ces savons... Alors un conseil, offrez-vous cette attraction digne des plus savoureux manèges de Disneyland et rencontrez celle qui ensorcelle tous ceux qui pénètrent son périmètre de vente, "en vous remerciant" !
mercredi 8 octobre 2008
La mauvaise chanson.
Parfois la bande son colle parfaitement aux événements auxquels on assiste, parfois non. Dans un bloc de quatre sièges du métro ce matin, un couple de jeunes énamourés. Pas spécialement remarquables, sans particularités frappantes ni revendications particulières. J'écoutais sans doute des morceaux formidables mais impossible d'exhumer lesquels. Les tourtereaux se parlaient avec parcimonie, happés l'un par l'autre, s'effleurant la main par moment, semblant absorbés par les rares mots de l'autre. Scène touchante bien que conventionnelle et vue cent milliards de fois. Sauf que je pensais à cette fichue crise boursière qui mine le moral des troupes. Que j'espérais passer une journée sans mauvaises surprises. Que je comptais me renseigner sur ces religieuses "pop art" de chez Ladurée qui remplacent celles à la violette (ces putains de religieuses à la violette que je voulais offrir à ma mère, que je devais déguster avec Julien quand les finances deviendraient fastes). Alors le cliché romantique, très peu pour moi en fait. Au milieu de cette indifférence générale (celle des individus entassés et la mienne), je tombe sur le regard d'une femme entre deux âges, tailleur Chanel, qui dévore la scène qui se joue contre nous. Un regard mouvant, au milieu d'un visage impassible, expressif, dévorant. Tout se jouait dedans. Véritablement météorologique, toute une gamme de sentiments y passait, se confondaient l'espace de quelques secondes. Elle semblait partager entre la bienveillance, l'émerveillement - touchée visiblement par cette exhibition pudique - et la nostalgie, la mélancolie, l'envie vraisemblablement, son regard se durcissant par moment à la vue de ce qui se jouait. A son âge, elle devait penser que ça ne risquait plus de lui arriver, en tout cas dans cet état d'inconscience juvénile. Heureusement pour elle, peut-être. Cette pensée semblait la troubler, la déranger. Parmi l'agitation matinale et les consciences en éveil, cette bulle de bonheur apaisait. Un peu de douceur dans ce monde de brutes, d'individualistes, d'aigris ! Au même moment, je me rappelais ces mots de Barbara dans la chanson "Parce que (je t'aime)" : "J'en ai vu, comme nous, qui allaient à pas lents et tombaient à genoux dans le soir finissant. Je les ai retrouvés, furieux et combattants, comme deux loups blessés. Que sont-ils maintenant ?". Plus le temps de réfléchir à leur prochaine rupture, Nation déversait son flot de voyageurs vers ses couloirs et je descendais au pas de course.
lundi 6 octobre 2008
Putain qu'j'aime ça !
Le petit train de ma jeunesse, le petit train s'en va au-dessus des toits, lentement par les fenêtres je le vois. Lentement et ne revient pas... Il n'y a rien à dire et je me fous : du temps qui passe, du temps qui presse la maladie de ma jeunesse. Je n'ai jamais aimé d'autre personne que moi, et pas même toi. Et j'étais heureux avec toi et j'étais aussi heureux sans toi ! Et je me fous du vent qui vient qui va. Je me fous de la vie, qui finit ou pas. Je me fous du malheur, du bonheur, de la joie et de tout ce temps qui s'en va. Le petit train de ma jeunesse s'en va, se cogne et continue tout droit. Je n'avais besoin de personne et personne n'avait besoin de moi. Et j'ai abusé du temps et, à présent, voilà qu'il abuse de moi.
samedi 4 octobre 2008
Pouvoir d'achat !
La crise boursière, le pouvoir d'achat au plus bas, le moral à zéro, les foyers qui se serrent la ceinture, Carlirta qui joue les petites soeurs des pauvres... "Ras le bol !" me direz-vous de ces titres déprimants ! Ayant été recalé à la filière ES (mon prof d'éco de seconde avait mentionné sur mon dernier bulletin de seconde : "D'indéniables qualités littéraires mais une peur panique devant les chiffres"), je n'essaierai pas d'aventurer des hypothèses, de lancer des propositions, de livrer un cours magistral d'économie. Loin de là. Toutefois, je peux donner des conseils à ceux qui n'arrivent plus à joindre les deux bouts. Des suggestions pratiques qui vous permettront de réaliser des économies et vous aiderons à moins débourser d'euros.
Premier exemple, les notes d'électricité qui augmentent à chaque facture. Eh bien rechargez vos iPod, portables, PC, appareils électriques etc sur votre lieu de travail ou chez des amis. Par exemple, lors d'un dîner chez un pote, dites-lui d'emblée "excuse-moi, j'attends un appel assez important et je ma batterie risque de rendre l'âme, ça te dérange si je recharge ici ?". Ou alors "mon iPod est à plat et je ne peux m'en passer pendant mes trajets alors pour le retour... ça t'ennuie si j'utilise mon câble sur ton PC ?". Au bout du compte, quelques euros disparîtront du solde de votre note. De même, ne négligez pas les possibilités de votre ordinateur professionnel. Gravez vos cd, imprimez vos invitations, scannez vos articles. Economies de bouts de chandelle certes mais des centimes en plus dans votre escarcelle.
Autre grand classique : le papier toilette. Avec un peu de bonne volonté, arrangez-vous que vos selles moulées débarquent pendant vos horaires de boulot. Au bout du compte, vous ferez de sacrées économies et pourrez vous payer du Moltonel pour vos week end ! Songez aussi aux bombes désodorisantes qui peuvent se convertir en un merveilleux déodorant, voire en parfum. Citronelle, senteur violette, chèvrefeuille deviendront vos flagrances de prédilection et peu pourront se vanter de les porter.
Et, enfin, pour les Parisiens, traînez aux abords de la Gare St-Lazare ou rue Aubry le Boucher - près de Beaubourg - le midi et guettez les distributions de sodas, gâteaux ou dentifrices. Et tentez d'en obtenir un bon peu. Pour les plus veinards, la sortie de la station de métro Saint-Paul peut parfois se transformer en succursale de Rungis. Mardi, par exemple, les riverains profitaient d'une distribution de pomme de terre bio ! Alors ouvrez les yeux !
mercredi 1 octobre 2008
"Trahison... c'est laid, fatuité... c'est laid" etc
Je ne jouerai plus les moutons de Panurge. Lors d'une soirée chez Stéphane - le fan renégat de Mylène - Thomas avait vanté les bienfaits des produits Roc et, surtout, d'une crème de nuit efficace. Comme j'approche à grands pas de la trentaine et que le spectre de la vieillesse me guette, j'ai pris la lourde décision de rajouter à ma crème hydratante pour le visage et à celle pour le corps (je remercie au passage mes parents pour ma peau pourrie, toute sèche) ce soin. Sauf que voilà, je viens de faire une réaction cutanée et que je peux rejoindre la mère et la soeur de Judah Ben-Hur dans le repaire des lépreux. Je ne supporte pas un des composants. Donc, en plus d'avoir claqué 25 euros pour rien, je me retrouve défiguré et paria. Et condamné à voir des rides sillonner mon visage parfait.
Dans sa grande clémence, le Ciel a voulu que ma gale apparaisse quelques jours avant une consultation dermatologique. Je pouvais faire d'une pierre deux coups. Me voici donc parti, hier, pour un après-midi de liberté, amplement mérité. Après un détour par la Fnac et les Galeries Lafayette, j'ai traîné un long moment dans la gare St-lazare, un peu comme les mecs qui tapinent Gare de l'Est mais dans un autre but. Quel vivier d'observation ! Entre les couples qui se déchirent dans le hall en pleine restauration, les militaires qui repassent cent fois au même endroit,, les mendiants avinés qui essayent de taxer 15 centimes d'euros, pas moyen de s'ennuyer. Sans oublier, hier, un spécimen : un retraité, assez chic, nez remarquable, orné d'une touffe de poils blancs, du type longs et soyeux, sur le bout de la péninsule ! Une vraie mini-forêt. Look nul !
Bref, ma dermato officie dans un centre mutualiste rue d'Amsterdam, autant dire que je ne risque pas de rencontrer les patients à la garden party de Nicolas. Mais les consultations à 60 euros, remboursées 30 (sécu et mutuelle cumulées), pour se faire prescrire une crème, je dis non ! Je me sentais atypique dans la salle d'attente ! Je sortais du boulot en pantalon de costard et chemise, avec un foulard en cachemire... Je sentais les retards sur moi alors que, bon, je ne suis qu'un modeste employé de la Mairie de Paris, SDF, célibataire, gay, sans argent et sans parents me vouvoyant !!! Mais on est classe ou on ne l'est pas !
Je pensais passer la soirée à regarder un dvd (un de ceux empruntés et qui moisissent dans la bibliothèque) ou à bouquiner mais une proposition de François-Jean me tomba dessus. Il voulait que je l'accompagne à la première des Contes de la petite fille moche au théâtre Daniel Sorano (Vincennes). Rappelez-vous, j'avais consacré un article à ce spectacle pour en dire tout le bien que j'en pensais (21 novembre 2006 pour ceux qui ne veulent pas chercher mais je mets pas de lien !). Retournez-y, vous verrez la pièce dans une nouvelle mise en scène - avec des éléments de décors bien vus et bien utilisés - sur un espace scénique bien plus grand, avec un texte resserré et une interprétation toujours juste et nuancée. Alors au lieu de regarder la Star Ac' ou des séries qui inondent le net, déplacez-vous, ça se joue tout le mois d'octobre. Pour plus de renseignements :


















