A genoux devant sa Reine

Voici mon blog, farfelu, sans queue ni tête mais avec une âme.

vendredi 28 novembre 2008

Franchement !

D'accord, nous avons la chance à Paris de pouvoir voir des films de toutes les époques un peu partout. Et la cinémathèque de Bercy reste le temple consacré de ce panel incroyable. J'y vais assez souvent pour découvrir des raretés ou emmener des amis découvrir certains de mes films préférés sur grand écran. Le cadre se révèle plaisant, lumineux, pas poussiéreux ni austère, la bibliothèque plaisante et dotée d'outils de recherches pointus et variés, les salles ne déméritent pas et je les trouve trop confortables ! Hélas, à chaque fois les copies semblent d'époque, pas restaurées pour deux sous et en mauvais état. A l'heure de la concurrence du dvd et d'Internet, quel gâchis. Aucun effort ne semble fait pour remédier à cela et ça m'agace. Lundi après-midi, les rayures envahissaient l'écran et gâchaient le visionnage de "Monsieur Ripois" de René Clément avec Gérard Philipe. Dieu sait si depuis quinze ans j'attendais ce moment. Pas de déception, le film tient toujours la route. Seulement, pourquoi ne pas nettoyer la pellicule ? Avec tout le fric gagné avec ces Chtis à la con, le CNC doit bien disposer de millions d'euros alors pourquoi ne pas poursuivre la restauration des grandes oeuvres de notre patrimoine cinématographique ? Certains mécènes n'hésitent pas (dont la filiale cinéma de TF1 ou celle de M6) à lâcher des deniers mais pas assez. La ressortie de "Lola Montes", le 3 décembre, dans une copie complète et magnifique devrait donner des idées vu l'éclatante réussite et la présentation du film dans le monde entier

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mardi 25 novembre 2008

Elle chantait "Que tu m'enterres"...

Elle devait dédicacer ses mémoires au Virgin la semaine dernière mais la gastro y mit son grain de sel. Pour mon plus grand plaisir. Après la proposition de Romain de venir assister à la dédicace, je peux l'affirmer : à plus de soixante ans, Françoise Hardy reste une belle femme. Une artiste discrète, authentique et sensible. Je ne me qualifierais pas de fan vu que je ne possède pas l'intégralité de sa discographie mais j'adore ses chansons de l'époque 66-71 et je les passe très souvent dans mon iPod. J'achète aussi ses dernières productions (hormis son album de duos qui ne m'emballait pas trop). Quand je veux me payer un trip mélancolique, je fonce sur ses albums.  Contrairement à Sheila, Vartan et autres stars fanées, elle résiste et force le respect, toujours classieuse comme dirait Romain. Je me souviens que Mélissa la qualifiait de "lymphatique" et "déprimante". Ok, quelqu'un qui chante "Ma jeunesse fout le camp" à vingt-trois ans ne doit pas rivaliser avec Dany Boon mais heureusement ! J'ai lu ses mémoires d'une traite, une nuit, sans parvenir à m'arrêter. Bien écrites, sans concessions, parfois émouvantes, quelque fois drôles. Bien sûr, elle geint par-ci, par-là et ses prises de positions sur l'astrologie ou la grossesse peuvent agacés mais elle assume ses positions. Elle semble avoir évité le miroir aux alouettes qu'est le show-biz et retrace plus son parcours de femme que son statut de vedette. Le récit de sa vie personnelle pourrait servir de pensum sur une certaine vie de couple. Enfin pour ceux qui vivent avec quelqu'un d'intéressant. Tiens, je vais réécouter "A quoi ça sert".

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vendredi 21 novembre 2008

Have a good meal !!!

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jeudi 13 novembre 2008

Avant de partir !

Dans quelques heures, je quitte vos rivages. Une semaine loin de Paris, chic ! Je pense ne rien avoir oublié dans mes bagages (même des médocs contre les maux de ventre traînent au fond de mon sac, mon oncle-parrain me parle souvent des problèmes intestinaux et des statistiques des hémorroïdes aussi je prends les devants) mais je bouclerai tout avant de partir en catastrophe. J'hésite à prendre une peluche Donald. Je sens que l'arrivée à l'hôtel méritera un billet tant mon accent et celui de Chouchou s'avèrent pitoyables. J'ai tout bouclé au boulot, je me félicite de cet exploit ! Je rassure ma maman : tout roule (même Mylène est numéro un des ventes de singles avec "Appelle mon numéro", la chanson au cours de laquelle elle évoque son "pillow de star" !) et je me sens en forme. Sur ce, je file au lit et vous souhaite en avance un trrrrrrrrrrrrrrrrrrès très bon week end, car il  n'y a AUCUNE raison que je ne vous le souhaite pas (AUCUNE !), n'oubliez pas de m'appeler si l'affaire De Fontenay / La Bègue connaît de nouveaux rebondissements ou s'il arrive malheur Danielle... Public aimé, baisers !

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mercredi 12 novembre 2008

Orthographe et ponctuation.

Un des méfaits d'internet, le laisser-aller orthographique. Sous prétexte que les mails restent assez informels, et souvent envoyés à des amis, les fautes pullulent, se répandent et deviennent la norme pour beaucoup. Au risque de passer pour un réactionnaire aigri et grincheux, voici quelques fautes qui me rendent dingue.

"avoir tort" et non "avoir tord" (une horreur cette faute, on la lit dix fois par jour)
"maligne" et non "maline"
"pilori" et non "piloris"

Pour la ponctuation, quelques règles élémentaires et pourtant bafouées.
Pour les signes simples (virgule, point et points de suspension), difficile de se tromper : signe simple = espace simple, en clair, l'espace se trouve après le signe. Exemple : Une virgule, un point. Je vous trouve très jolie... et très sensible.
Pour les signes doubles (point-virgule, deux-points, point d'exclamation et point d'interrogation) : signe double = espace double. Exemple : Oui ? Non ! Vous comprenez : c'est ainsi ; ça ne se discute pas.

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mardi 11 novembre 2008

Home.

Depuis 1997 et "Rien ne va plus", je ne manque aucun film à l'affiche avec la grande, la géniale, la bouleversante, la "très jolie et sensible" Isabelle Huppert. Tout en approfondissant le sillon de son exploration de la folie ordinaire, elle arrive à se renouveler, à surprendre. Une nouvelle preuve nous est donnée depuis quelques jours grâce à "Home", première réalisation, plus que prometteuse, d'Ursula Meier. Un postulat déconcertant. Au bord d'une autoroute, laissée à l'abandon depuis sa construction, vit dans une maison isolée une famille, qui mène somme toute une existence banale vu que les enfants partent à l'école chaque matin et le père à son travail. Seules la mère et la fille aînée restent à domicile. Tout se passe bien, dans une ambiance joyeuse et dynamique malgré quelques tensions et le cadre atypique qu'ils avoisinent, jusqu'au jour où les travaux reprennent et que l'autoroute ouvre ses voies, apportant son lot de nuisances sonores et sa pollution. La famille décide de rester et d'organiser différemment sa vie malgré le bruit et les odeurs charriés par les véhicules, qui rendent insupportables leur existence.

Fable sur le monde contemporain, que l'on souhaite intégrer, habiter ou non, "Home" propose de nombreuses lectures. Vision de la société actuelle, ivre d'espace et de nature, qui ne sait comment s'accommoder de la modernité, qui ne mène nulle part en apparence. Questionnement sur le bonheur autarcique, utopique ou non.

Une oeuvre passionnante dont la vision fut troublée par un léger couac. Alors que la cadette détaillait à son frère les conséquences de la pollution, via les pots d'échappement ou le goudron, une drôle d'odeur envahit la salle. Naïvement, je pensais qu'un spectateur venait d'ouvrir un paquet de pop corn. Sauf que des picotements titillaient ma gorge et que mes voisins commençaient à s'agiter. Au bout d'une minute, certains quittèrent la salle tandis que la confusion régnait. Je redoutais une évacuation et attendais qu'un membre du personnel nous invite à quitter les lieux. Au bout de cinq minutes, quelqu'un annonça qu'un supporter du PSG avait balancé un gaz lacrymogène dans la rue et que ses effets étaient arrivés jusqu'au sous-sol. Je me demande alors pourquoi les alarmes de ne sont pas déclenchées ! Résultat, cinq minutes de projection gâchées par un des méfaits dénoncés par le film au même moment !

Posté par montylene à 19:06 - Artistique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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