vendredi 31 juillet 2009
On cherche Eva ! Je cherche Eva, on l'adore !
Dimanche dernier, une apparition. Revenu de ma visite de la Maison de Balzac par la rue de Rémusat (pensée émue devant le 14 pour Monique), j'achevais mon périple dominical en métro quand, station La Motte-Piquet, une femme chapeautée et vêtue d'un élégant tailleur marron surgit du bout du quai. A son approche, je pensais - honte à moi - fortement : "Mais qui est cette bourge, qu'est-ce qu'elle vient foutre dans le métro ?" Sauf qu'en la croisant je m'aperçus, malgré ses lunettes noires, qu'il s'agissait de Fanny Ardant. Oui Fanny, autant dire l'inoubliable Eva de "Padale douce", mon film culte du lycée avec ses répliques mythiques (Tout c'qui dépasse ça t'dépasse, Pépito champagne, Un pas en avant un pas en arrière ça nous mènera pas bien loin : ça nous mènera pas au Lutécia en tout cas, Giflée violée : quelle soirée, le haut de la vague j'ai pas vraiment connu... bref j'en passe). Ou encore la femme passionnée de "la femme d'à côté" qui pouvait dire "n'oublions pas le sucre" avec un accent plus que classe et assénait "pour aimer, faut être aimable et moi je ne suis bonne à rien". Ou encore la Pierrette de "Huit femmes", l'héroïne de Resnais, la garce de "Ridicule". Sans oublier sa réplique phare : "Vous êtes aveugle, ça crève les yeux que je vous aime, même les aveugles finissent par s'en rendre compte". Inutile de poursuivre, je suis archi-fan de cette actrice, si particulière et envoûtante. La croiser quelques secondes n'a en rien diminué mon admiration. Elle semblait évader d'un film, complètement décalée comme toujours. Détonnante dans cette rame de métro, ailleurs et pourtant inévitable. Souveraine. L'étincelle dans le sordide. Une apparition, une taille parfaite, au-delà de la classe. Fanny ou une part de rêve.
mercredi 4 mars 2009
Hélas ! trois fois ""hélas"
Pas de fromage blanc à la fraise du marché ce midi. Survivrai-je à ce manque ?
lundi 2 février 2009
Tiens il neige.
Je ne comprends pas pourquoi une date erronée s'affiche sur les photos prises du numérique de mes parents. Bref, tout date de ce matin. Je tardais à sortir du lit quand la nouvelle m'arriva. Du coup, en deux temps trois mouvements, je me précipitai sur la terrasse pour prendre la rue et le collège encore endormis. Pour une fois, je me suis abstenu de prendre le bus (qui ne marchait pas en plus !) afin de marcher dans la neige jusqu'au métro. Les voitures pointaient aux abonnés absents. Une belle façon de démarrer la semaine.
Par la fenêtre de mon boulot, le calme absolu. De quoi piquer du nez...
... surtout après un week end chargé (deux films au cinéma dont le très beau "Les noces rebelles", un bar samedi soir et un détour dans le Ier. Et pour point d'orgue, l'anniversaire de mon grand-père, ponctué par un déjeuner où trois anciens n'ont pas hésité à parler zoophilie, phase terminale et homosexualité. Finalement, ils abordent tous les sujets, même les plus trash. Je me retenais de rire, tellement surpris d'entendre de tels propos arriver à mes chastes oreilles. Sans oublier qu'à presque trente ans, je me vois réduit à l'eau plate en guise d'apéritif, avant qu'on daigne me verser un fond d'apéritif. Je ne bois qu'en soirée, du coup je ne piétinais pas ma ligne de conduite. Avec l'arrivée du reste de la famille, le ton a bien heureusement changé et nous avons pu évoquer la préparation du Carême, les oeuvres de bienfaisance et le lobby "virginité jusqu'au mariage" en dégustant des crêpes. Avec ma mère dame patronnesse et ma tante grenouille de bénitier, les valeurs restent sauves !
jeudi 13 novembre 2008
Avant de partir !
Dans quelques heures, je quitte vos rivages. Une semaine loin de Paris, chic ! Je pense ne rien avoir oublié dans mes bagages (même des médocs contre les maux de ventre traînent au fond de mon sac, mon oncle-parrain me parle souvent des problèmes intestinaux et des statistiques des hémorroïdes aussi je prends les devants) mais je bouclerai tout avant de partir en catastrophe. J'hésite à prendre une peluche Donald. Je sens que l'arrivée à l'hôtel méritera un billet tant mon accent et celui de Chouchou s'avèrent pitoyables. J'ai tout bouclé au boulot, je me félicite de cet exploit ! Je rassure ma maman : tout roule (même Mylène est numéro un des ventes de singles avec "Appelle mon numéro", la chanson au cours de laquelle elle évoque son "pillow de star" !) et je me sens en forme. Sur ce, je file au lit et vous souhaite en avance un trrrrrrrrrrrrrrrrrrès très bon week end, car il n'y a AUCUNE raison que je ne vous le souhaite pas (AUCUNE !), n'oubliez pas de m'appeler si l'affaire De Fontenay / La Bègue connaît de nouveaux rebondissements ou s'il arrive malheur Danielle... Public aimé, baisers !
vendredi 10 octobre 2008
La caissière de Monoprix est déjà une star !
L'entreprise Cajoline lirait-elle ce blog ? La question se pose vu que des échantillons d'assouplissant se trouvaient distribués à deux cents mètres de mon lieu de travail depuis ce midi ! Sans oublier de généreux bons de réduction (quarante centimes tout de même) donnés en nombre. Pouvoir d'achat, pouvoir d'achat...
Dimanche dernier, lors d'un brunch avec le groupe des "Desperate housewives", mes conseils pour réaliser des économies vinrent sur le tapis et certains y allèrent de leurs propositions (comme puiser dans les réserves de ramettes au boulot pour ne pas débourser une dizaine d'euros, pour la probité on repassera...). De fil en aiguille, la conversation tomba sur les courses dans les grandes surfaces. Par un hasard formidable, François-Jean, Sébastien et moi découvrirent notre dévotion envers une des caissières du Monoprix St-Paul, véritable vivier de personnages hauts en couleur.
Ne pouvant résister à l'envie de retrouver cette figure de proue, je prenais un quart d'heure mercredi soir pour m'offrir une petite séance de rigolade. Dès mon arrivée au sous-sol, je la distinguais vers les caisses du milieu. Difficile de la rater, sa chevelure rouge tirant vers le rose permettant de la repérer à dix kilomètres à la ronde. Une fois mon beurre salé et mes smoothies dans le panier, je me dirigeais vers sa file d'attente, plus importante que les autres, mais qu'importe c'était elle mon élue pour biper mes articles. J'entendais ces commentaires avisés et me régalaient en patientant devant le présentoir à chewing gum, Ricola et TV magazines. Madame montre des velléités d'allure bourgeoise, petite tailleur sous la blouse, teinture qui se veut originale mais ruinée par des racines plus qu'apparentes, et surtout, surtout, des phrases répétées ad libitum. Quiconque passe entre ses mains expertes se souvient de ses apophtegmes. Ce jour-là, une promotion sur les oranges mettaient ces fruits sur le tapis roulant sans discontinuer (d'après mes observations) et, bizarrement, elle demandait : "Vous avez choisi des oranges ou des pomelos, on les confond souvent". Cette question semblait la consumer car elle dévorait des yeux tous ceux qui en achetaient et restait suspendue à leurs lèvres. Je riais intérieurement en l'entendant poser cette énigme digne de celle posée par le Sphinx. Mais le nec plus ultra demeure ses propos cultes, débités d'une voix chantonnante : "Avez-vous la carte Smiles ? de fidélité peut-être ?" au moment du paiement et, principalement "En vous remerciant, bonne fin de journée Madame / Monsieur". Chaque chaland peut se gargariser d'entendre ces mots proférés sans qu'une seule modification viennent perturber le débit. Je les attends avec gourmandise, les répétant en même temps qu'elle. A côté Karine Viard, en boulangère atrabilaire et raciste dans "Paris", ne lui arrive même pas à la cheville. Le plus comique restant son impatience lorsque les acheteurs lambinent à composer leur code ou à empaqueter leurs produits. Sa vraie nature se révèle et elle rudoie sans ménagement le trouble-fête en faisant remarquer, mine de rien, que les suivants s'impatientent. Un grain de sable dans son numéro et le coup de bâton tombe. Du coup, je ne manque jamais de me tromper de code, de sortir ma carte fidélité après ma carte bleue alors qu'elle passe ne premier pour obtenir des points, de classer méticuleusement mes emplettes. Son regard furibond me met en liesse. Je me demande toujours quand elle va enfin péter un câble. A ne pas manquer également, ses prises de bec avec ses collègues, surtout féminines, lors des pauses déjeuner. Celles qui osent la remplacer avec deux minutes de retard se font passer un de ces savons... Alors un conseil, offrez-vous cette attraction digne des plus savoureux manèges de Disneyland et rencontrez celle qui ensorcelle tous ceux qui pénètrent son périmètre de vente, "en vous remerciant" !
mercredi 8 octobre 2008
La mauvaise chanson.
Parfois la bande son colle parfaitement aux événements auxquels on assiste, parfois non. Dans un bloc de quatre sièges du métro ce matin, un couple de jeunes énamourés. Pas spécialement remarquables, sans particularités frappantes ni revendications particulières. J'écoutais sans doute des morceaux formidables mais impossible d'exhumer lesquels. Les tourtereaux se parlaient avec parcimonie, happés l'un par l'autre, s'effleurant la main par moment, semblant absorbés par les rares mots de l'autre. Scène touchante bien que conventionnelle et vue cent milliards de fois. Sauf que je pensais à cette fichue crise boursière qui mine le moral des troupes. Que j'espérais passer une journée sans mauvaises surprises. Que je comptais me renseigner sur ces religieuses "pop art" de chez Ladurée qui remplacent celles à la violette (ces putains de religieuses à la violette que je voulais offrir à ma mère, que je devais déguster avec Julien quand les finances deviendraient fastes). Alors le cliché romantique, très peu pour moi en fait. Au milieu de cette indifférence générale (celle des individus entassés et la mienne), je tombe sur le regard d'une femme entre deux âges, tailleur Chanel, qui dévore la scène qui se joue contre nous. Un regard mouvant, au milieu d'un visage impassible, expressif, dévorant. Tout se jouait dedans. Véritablement météorologique, toute une gamme de sentiments y passait, se confondaient l'espace de quelques secondes. Elle semblait partager entre la bienveillance, l'émerveillement - touchée visiblement par cette exhibition pudique - et la nostalgie, la mélancolie, l'envie vraisemblablement, son regard se durcissant par moment à la vue de ce qui se jouait. A son âge, elle devait penser que ça ne risquait plus de lui arriver, en tout cas dans cet état d'inconscience juvénile. Heureusement pour elle, peut-être. Cette pensée semblait la troubler, la déranger. Parmi l'agitation matinale et les consciences en éveil, cette bulle de bonheur apaisait. Un peu de douceur dans ce monde de brutes, d'individualistes, d'aigris ! Au même moment, je me rappelais ces mots de Barbara dans la chanson "Parce que (je t'aime)" : "J'en ai vu, comme nous, qui allaient à pas lents et tombaient à genoux dans le soir finissant. Je les ai retrouvés, furieux et combattants, comme deux loups blessés. Que sont-ils maintenant ?". Plus le temps de réfléchir à leur prochaine rupture, Nation déversait son flot de voyageurs vers ses couloirs et je descendais au pas de course.
samedi 4 octobre 2008
Pouvoir d'achat !
La crise boursière, le pouvoir d'achat au plus bas, le moral à zéro, les foyers qui se serrent la ceinture, Carlirta qui joue les petites soeurs des pauvres... "Ras le bol !" me direz-vous de ces titres déprimants ! Ayant été recalé à la filière ES (mon prof d'éco de seconde avait mentionné sur mon dernier bulletin de seconde : "D'indéniables qualités littéraires mais une peur panique devant les chiffres"), je n'essaierai pas d'aventurer des hypothèses, de lancer des propositions, de livrer un cours magistral d'économie. Loin de là. Toutefois, je peux donner des conseils à ceux qui n'arrivent plus à joindre les deux bouts. Des suggestions pratiques qui vous permettront de réaliser des économies et vous aiderons à moins débourser d'euros.
Premier exemple, les notes d'électricité qui augmentent à chaque facture. Eh bien rechargez vos iPod, portables, PC, appareils électriques etc sur votre lieu de travail ou chez des amis. Par exemple, lors d'un dîner chez un pote, dites-lui d'emblée "excuse-moi, j'attends un appel assez important et je ma batterie risque de rendre l'âme, ça te dérange si je recharge ici ?". Ou alors "mon iPod est à plat et je ne peux m'en passer pendant mes trajets alors pour le retour... ça t'ennuie si j'utilise mon câble sur ton PC ?". Au bout du compte, quelques euros disparîtront du solde de votre note. De même, ne négligez pas les possibilités de votre ordinateur professionnel. Gravez vos cd, imprimez vos invitations, scannez vos articles. Economies de bouts de chandelle certes mais des centimes en plus dans votre escarcelle.
Autre grand classique : le papier toilette. Avec un peu de bonne volonté, arrangez-vous que vos selles moulées débarquent pendant vos horaires de boulot. Au bout du compte, vous ferez de sacrées économies et pourrez vous payer du Moltonel pour vos week end ! Songez aussi aux bombes désodorisantes qui peuvent se convertir en un merveilleux déodorant, voire en parfum. Citronelle, senteur violette, chèvrefeuille deviendront vos flagrances de prédilection et peu pourront se vanter de les porter.
Et, enfin, pour les Parisiens, traînez aux abords de la Gare St-Lazare ou rue Aubry le Boucher - près de Beaubourg - le midi et guettez les distributions de sodas, gâteaux ou dentifrices. Et tentez d'en obtenir un bon peu. Pour les plus veinards, la sortie de la station de métro Saint-Paul peut parfois se transformer en succursale de Rungis. Mardi, par exemple, les riverains profitaient d'une distribution de pomme de terre bio ! Alors ouvrez les yeux !
mercredi 1 octobre 2008
"Trahison... c'est laid, fatuité... c'est laid" etc
Je ne jouerai plus les moutons de Panurge. Lors d'une soirée chez Stéphane - le fan renégat de Mylène - Thomas avait vanté les bienfaits des produits Roc et, surtout, d'une crème de nuit efficace. Comme j'approche à grands pas de la trentaine et que le spectre de la vieillesse me guette, j'ai pris la lourde décision de rajouter à ma crème hydratante pour le visage et à celle pour le corps (je remercie au passage mes parents pour ma peau pourrie, toute sèche) ce soin. Sauf que voilà, je viens de faire une réaction cutanée et que je peux rejoindre la mère et la soeur de Judah Ben-Hur dans le repaire des lépreux. Je ne supporte pas un des composants. Donc, en plus d'avoir claqué 25 euros pour rien, je me retrouve défiguré et paria. Et condamné à voir des rides sillonner mon visage parfait.
Dans sa grande clémence, le Ciel a voulu que ma gale apparaisse quelques jours avant une consultation dermatologique. Je pouvais faire d'une pierre deux coups. Me voici donc parti, hier, pour un après-midi de liberté, amplement mérité. Après un détour par la Fnac et les Galeries Lafayette, j'ai traîné un long moment dans la gare St-lazare, un peu comme les mecs qui tapinent Gare de l'Est mais dans un autre but. Quel vivier d'observation ! Entre les couples qui se déchirent dans le hall en pleine restauration, les militaires qui repassent cent fois au même endroit,, les mendiants avinés qui essayent de taxer 15 centimes d'euros, pas moyen de s'ennuyer. Sans oublier, hier, un spécimen : un retraité, assez chic, nez remarquable, orné d'une touffe de poils blancs, du type longs et soyeux, sur le bout de la péninsule ! Une vraie mini-forêt. Look nul !
Bref, ma dermato officie dans un centre mutualiste rue d'Amsterdam, autant dire que je ne risque pas de rencontrer les patients à la garden party de Nicolas. Mais les consultations à 60 euros, remboursées 30 (sécu et mutuelle cumulées), pour se faire prescrire une crème, je dis non ! Je me sentais atypique dans la salle d'attente ! Je sortais du boulot en pantalon de costard et chemise, avec un foulard en cachemire... Je sentais les retards sur moi alors que, bon, je ne suis qu'un modeste employé de la Mairie de Paris, SDF, célibataire, gay, sans argent et sans parents me vouvoyant !!! Mais on est classe ou on ne l'est pas !
Je pensais passer la soirée à regarder un dvd (un de ceux empruntés et qui moisissent dans la bibliothèque) ou à bouquiner mais une proposition de François-Jean me tomba dessus. Il voulait que je l'accompagne à la première des Contes de la petite fille moche au théâtre Daniel Sorano (Vincennes). Rappelez-vous, j'avais consacré un article à ce spectacle pour en dire tout le bien que j'en pensais (21 novembre 2006 pour ceux qui ne veulent pas chercher mais je mets pas de lien !). Retournez-y, vous verrez la pièce dans une nouvelle mise en scène - avec des éléments de décors bien vus et bien utilisés - sur un espace scénique bien plus grand, avec un texte resserré et une interprétation toujours juste et nuancée. Alors au lieu de regarder la Star Ac' ou des séries qui inondent le net, déplacez-vous, ça se joue tout le mois d'octobre. Pour plus de renseignements :
http://www.julien-daillere.com/
mercredi 6 août 2008
Humour noir.
Les films comiques m'amusent rarement (à part les comédies américaines des années 30 / 40 ou les De Funès vus gamin) et un film comme "Bienvenue chez les Ch'tis" ne risquent pas de modifier mon opinion (ok je choisis un navet pour illustrer cette accroche... Heureusement mes amis m'annoncent jour après jour qu'ils détestent cette honte nationale). Quant aux comiques de service, aucun ne trouve grâce à mes yeux. Mais qui réussit l'exploit de me faire rire ? La réponse risque de surprendre mais, en ce moment, amuseuse favorite se nomme Barbara !Pourtant je ne pense pas être sinistre. Bref, j'écoute en boucle son Olympia 69 (certaines savent que je fredonne ses tubes sous la douche) et ses interventions pour présenter les titres chantés m'enchantent. Un humour mordant, cinglant, en deux secondes, elle plantait le décor. Pour présenter "Elle vendait des p'tits gâteaux" écrite par Vincent Scotto, elle indique qu' "à cette époque vivait un autre monsieur qui lui est mort de sa belle mort, c'est à dire comme vous et moi" (elle venait de présenter un morceau de Fragson, assassiné par son père pour une affaire de femmes). Sa façon de prononcer ses quelques mots me met en liesse. Cela change des discours convenus des artistes. Et elle n'hésite pas à enfoncer le clou en affirmant "les critiques de 1900 disaient à propos de cette chanson "les p'tits gâteaux" que c'était intellectuel et gourmand, à ce moment-là ils disaient "aimable". Les critiques me disent souvent qu'en chantant cette fantaisie et d'autres choses, je suis donc "mystérieuse", "intellectuelle", je ne sais pas jusqu'où ça va aller. Car je suis la femme la moins mystérieuse qui soit, et la moins intellectuelle aussi" ! J'en connais une qui devrait s'inspirer de ce type de proclamation...
samedi 2 août 2008
Un de plus ?
Normalement nous connaissons la liste de nos ex. Enfin par "ex", j'entends des personnes avec lesquelles nous partageons un bout de chemin et pas seulement une soirée ou trente minutes (les célèbres "rencontres occasionnelles"). Je sais bien que "les belles histoires d'amour d'une heure ça parait court et que c'est mieux que de rester toujours à s'ennuyer" mais pas la peine de leur donner une importance infinie. Bref, je pensais pouvoir recenser mes ex sans difficultés. Jusqu'à ce milieu d'après-midi. Lors d'une conversation avec le petit ami d'un pote qui me sortit à peu près ceci : "ça date de l'époque où vous étiez ensemble". Je me trouve rarement désarçonné mais là j'avoue être resté coi. Je me rappelle précisément les faits et rien n'indiquait qu'une quelconque romance débutait. Mais merci de m'en informer un an après ! Mieux vaut tard que jamais. Je sais bien que, de nos jours, les repères volent en éclat et qu'un coup d'un soir peut plus compter dans une vie qu'une relation de trois ans mais quand même ! Finalement, les meilleures histoires sont celles que l'on traverse sans s'en rendre compte. Carmen, on décortique l'affaire mardi devant un thé fumé ?






