mercredi 15 avril 2009
Ne pas craquer !
En ce moment, je vis à cent à l'heure. Entre l'effervescence au boulot et mes recherches de logement, je ne vis plus. Je vois ma famille et mes amis en coup de vent, je dors peu, je ne lis plus. Et en parallèle, je gère la logistique de la soirée pour mes trente ans et dois potasser les paroles de Mylène pour le concert. Malgré tout, j'ai pu savourer ce matin son dernier clip où des squelettes dansent sur des vidéos nucléaires et atomiques. J'espère que l'idée pointera son nez sur scène car cette dans macabre me met en liesse. Je vais suivre son conseil : "prendre l'air, respirer, parfois piquer la poupée".
mardi 17 mars 2009
Comme ça, pour rien.
Y a des week end comme ça où tout roule. Sans raison, pas de tuiles, pas de psychodrames, pas de plans galères. Du coup, le début de semaine parait léger, le beau temps aidant. J'arrive à 7h50 ? Pas de problème. La chef me presse pour tel ou dossier ? With pleasure ! Mon thé "fleur de geisha" déborde de la tasse ? Pas grave, un coup d'éponge et le dégât disparaît. Je ne me rappelle plus le sens du mot "complexion" ? Direction le dico.
J'espère que ce temps suspendu perdurera. Les mois prochains risquent de déverser leur lot d'animations et d'émotions fortes. Je savoure donc ces jours sans conséquences, ni bon ni mauvais.
mardi 27 janvier 2009
Une colère saine.
Je ne trahirais pas un secret en écrivant que je n'ai jamais porté Ségolène Royal dans mon coeur. Mais, pour une fois, je reconnais qu'elle ne dit pas que des conneries ! Sur RTL, ce matin, elle fustigeait l'attitude des banques en déclarant : "J'en ai marre de voir les banques continuer comme si de rien n’était à pratiquer des intérêts à 18% pour des familles qui ont besoin d’acheter une voiture, de déménager, de vivre. Les banques ont été renflouées par le contribuable et c'est donc à l'Etat de fixer des règles. Pourquoi est-ce qu'en France il n'y a pas des règles en contrepartie de l'injection des fonds publics dans les banques?"
Le chiffre de 18% me paraît exagéré mais, vu que je ne m'intéresse qu'aux taux de prêts immobiliers, je préfère ne pas commenter son assertion. On se rappelle la querelle des chiffres sur la production de pétrole ou je ne sais quoi d'autre lors du débat présidentiel avec Nicolas...
En tout cas, je comprends le ras-le-bol général. On nous bassine avec la crise financière depuis des semaines, l'Etat a prêté 360 milliards aux banques pour leur éviter la faillite dans le cadre d'un plan de sauvetage et on annonce des bénéfices de deux milliards pour la Société Générale, trois milliards pour la BNP et un milliard pour le Crédit Agricole. De quoi grincer des dents au vu des licenciements qui frappent des milliers de salariés. Je ne m'intéresse pas vraiment à l'économie et, apparemment, l'Etat a préféré prévenir que guérir mais je trouve scandaleux de parader avec de tels gains après avoir pleuré misère. Il y a sûrement de bonnes raisons à tout cela, j'en suis sûr.
Ce qui m'amuse, c'est que jeudi la fonction publique sera en grève et que tout le monde râlera (enfin surtout les usagers des transports, dont je fais partie) alors que l'annonce lamentable des bénéfices bancaires passe comme une lettre à la poste. Je ne me sens pas fonctionnaire pour deux sous (je travaille et mon salaire me permet de vivre même si je ne mène pas grand train malgré mes places de concert à cent trente euros, papa si tu me lis ne succombe pas à une crise cardiaque !) et tenterai de venir suer sang et eau le 29 janvier mais pour une fois j'espère que la grève perturbera bien les lignes (je m'en fiche, je peux me rendre à pied à mon lieu de travail) et qu'on ne critiquera pas trop les revendications des fonctionnaires. Petite précision, je ne rejoindrai pas le clan des grévistes car je n'aime pas les revendications démonstratives et ne peux me permettre de perdre des dizaines d'euros, n'étant pas assisté par l'Etat et m'assumant seul (bon d'accord, je ne paie pas de loyers mais certains connaissent mes problèmes financiers de l'an dernier et ce privilège temporaire compense l'hémorragie pécuniaire de 2008, bien indépendante de ma volonté).
Bref, ce laïus me libère de ma colère du matin et je peux passer à autre chose. "Vox clamans in deserto" (Cyril, tu vois, je n'oublie pas Albert). Je peux remettre "C'est dans l'air" : "On s'en fout, on finira au fond du trou" !
vendredi 28 novembre 2008
Franchement !
D'accord, nous avons la chance à Paris de pouvoir voir des films de toutes les époques un peu partout. Et la cinémathèque de Bercy reste le temple consacré de ce panel incroyable. J'y vais assez souvent pour découvrir des raretés ou emmener des amis découvrir certains de mes films préférés sur grand écran. Le cadre se révèle plaisant, lumineux, pas poussiéreux ni austère, la bibliothèque plaisante et dotée d'outils de recherches pointus et variés, les salles ne déméritent pas et je les trouve trop confortables ! Hélas, à chaque fois les copies semblent d'époque, pas restaurées pour deux sous et en mauvais état. A l'heure de la concurrence du dvd et d'Internet, quel gâchis. Aucun effort ne semble fait pour remédier à cela et ça m'agace. Lundi après-midi, les rayures envahissaient l'écran et gâchaient le visionnage de "Monsieur Ripois" de René Clément avec Gérard Philipe. Dieu sait si depuis quinze ans j'attendais ce moment. Pas de déception, le film tient toujours la route. Seulement, pourquoi ne pas nettoyer la pellicule ? Avec tout le fric gagné avec ces Chtis à la con, le CNC doit bien disposer de millions d'euros alors pourquoi ne pas poursuivre la restauration des grandes oeuvres de notre patrimoine cinématographique ? Certains mécènes n'hésitent pas (dont la filiale cinéma de TF1 ou celle de M6) à lâcher des deniers mais pas assez. La ressortie de "Lola Montes", le 3 décembre, dans une copie complète et magnifique devrait donner des idées vu l'éclatante réussite et la présentation du film dans le monde entier
mercredi 2 juillet 2008
Mes insomnies.
Deux heures de sommeil ! Le journée risque de me paraître longue. Heureusement que du boulot à la pelle m'attend, un bon remède contre les siestes en entreprise. Entre la chaleur, mon sirop contre la toux à prendre au moins quatre heures avant le coucher mais avalé dix minutes avant et des textos perturbateurs, je compte les moutons. J'en profiterais bien pour m'octroyer une séance de musculation mais, sans musique à fond les manettes, ma motivation s'étiole. Je pense plutôt me recoucher avec un livre. Les paroles des "Insomnies" me reviennent subitement... "A voir tant de gens qui dorment et s'endorment à la nuit / Je finirai, c'est fatal, par pouvoir m'endormir aussi... A voir tant d'yeux qui se ferment, couchés dans leur lit / Je finirai par comprendre qu'il faut que je m'endorme aussi".
mercredi 18 juin 2008
Départ.
La journée commence bien : bain avec du gel "Le Petit Marseillais senteur fraises sauvages" (ok Carmen, tu pourras te moquer de moi...), petit déjeuner (thé russe et cake à la banane fait de mes blanches mains) en écoutant Barbara (pas les titres déprimants mais ses reprises de chansons de 1920 et ses bijoux sarcastiques). Mais penser que huit heures m'attendent à recruter des vacataires pour août, à m'agiter dans tous les sens pour comprendre pourquoi une telle a perçu 3,78 euros de moins en mai qu'en avril ou lire des comptes-rendus de CAP. Bizarrement, je me sens moins motivé ! Heureusement que les vacances approchent ! J'enverrai au diable vauvert tous mes dossiers.
dimanche 16 mars 2008
Aboulique et peu pressé.
Depuis quelques jours, pas de nouveaux articles sur ce blogue. Manque de temps, manque d'envie, manque de volonté. J'hésite entre publier des lambeaux de textes et ne rien mettre. Incapacité d'exécuter ce simple acte planifié.
Ok, j'aurais pu parler de cette vision quasi-irréelle de Grégoire Leprince-Ringuet dans un café rue du Vieux Colombiers, il y a deux semaines, alors que je venais de bassiner Romain avec. Je m'attendais à retrouver Erwan, je n'ai vu qu'un bobo passe-partout. Romain m'en reparlait hier alors, pour lui faire plaisir, j'en touche deux mots.
En fait, je deviens de plus en plus paresseux vis à vis de ce site. Je ne manque pas d'idées, beaucoup germent dans ma tête mais, au moment de rédiger, j'abandonne. Je ne vais pas donner de mes nouvelles vu que mes proches n'ignorent rien de ma vie palpitante. Enfin ceux qui veulent la connaître.
Depuis quelques semaines, j'ai l'impression de vivre en suspend. Dans une période de transition. Une période bien remplie et pas ennuyeuse pour deux sous mais où tout me semble sans importance et où je ne compte pas faire d'efforts. Tout me traverse. J'exécute par habitude, sans m'investir. Heureusement que je m'amuse sans arrêt. Même si certains événements et quelques annonces me comblent, j'attends de l'imprévu, du neuf, du palpitant. Comme en matière de religion, je préfère l'enfer au néant. Bref, pour la première fois de ma vie, je ressens mon âge. Bien malgré moi. Les situations m'obligent à me montrer responsable alors que je préférerais rester le mec insouciant et chahuté que j'ai toujours été. Je sens que, dans quelques mois, je vais refaire une crise d'adolescence, un dérapage contrôlé.
dimanche 9 mars 2008
Les lointains et les revenants.
Jeudi soir, je recevais une lettre de Diane, accompagnée d'une carte portant une citation de Wilde. Au coeur d'une semaine sinistre, ces lignes, pleines d'anecdotes, de sensations et de moments pris sur le vif, me permirent de décompresser, de rentrer dans une bulle. Des nouvelles jetées au travers d'un océan, plus efficaces que deux Efferalgan ou un tube de Juvamine. A l'heure de la sur-communication Internet, s'envoyer des lettres semble désuet. Je trouve bien plus plaisant de lire des mots manuscrits, de tourner des pages, de sentir la fatigue dans l'écriture, de relever une odeur. De conserver un présence physique de ceux qui sont loin. Étrangement, j'ai ressenti le besoin de répondre sans tarder, la lettre à peine reposée.
Diane, c'est l'intelligence sans la pédanterie ni l'effet, l'audace qui s'ignore et l'énergie qui sommeille. Savoir que l'on prendra un thé ensemble dans les mois qui viennent constitue une belle promesse. On se retrouve à des moments "carrefour" de nos vies mais sans s'appesantir. Deux heures avec elle et l'espoir renaît. Elle est aussi la seule dont je suive les conseils cinématographiques...
mardi 19 février 2008
Je traînais comme un crétin.
Vingt minutes avenue Parmentier pour une séance de kiné. Pendant le massage, je repensais à Garbo dans "Ninotchka" qui reste impassible avant de découvrir le rire. Je trouve les séances comiques. Un passage à la Fnac et quelques rues parcourues.
Rue Ambroise Thomas
Le mystère de ton état. Personne n'appelait à cet instant précis.
"Connard" !
mercredi 13 février 2008
Bribes en musique.
L'avantage des vacances où l'on ne part pas ? Flâner, ne rien changer à sa vie mais n'en faire qu'à sa tête. Ni Dieu ni maître. S'arrêter sur des détails, zapper l'essentiel.
Je riais en lisant la (déjà !) première polémique déclenchée par Mme Carla Bruni-Sarkozy à l'occasion de son entretien accordé à L'Express. Commentant l'envoi du sms de son mari à Cécilia, la nouvelle première dame de France déclare : "A travers son site Internet, Le Nouvel Observateur a fait son entrée dans la presse people. Si ce genre de sites avait existé pendant la guerre, qu'en aurait-il été des dénonciations de juifs ? ». La modération ne semble pas son fort. Et puis, pour une femmes soit-disant d'une extrême intelligence, pourquoi réutiliser un argument maintes fois mis en avant pour dénoncer la facilité de créer une rumeur sur la toile ? La réponse de la direction du Nouvel Observateur remet quelque peu l'ancien mannequin à sa place : "On ne joue pas avec ce genre d'affirmation, prévient Michel Labro, qui juge l'interprétation "parfaitement hallucinante, assez incroyable et pathétique", bref "parfaitement imbécile". Du coup, Carla Bruni a fait parvenir cette nuit un message d'explication au site de l'Express: "Dans l'édition d'aujourd'hui, 13 février 2008, L'Express me consacre une longue interview, au cours de laquelle j'ai comparé, à tort, les méthodes employées dans les sites Internet avec celles employées par la presse collaborationiste. Si j'ai pu blesser quelqu'un, j'en suis extrêmement désolée. J'ai juste voulu dire tout le mal que je pense de ces attaques ad hominem, qui dégradent l'information. Et le danger qu'elles représentent". Ca commence fort !
Je ne dors que cinq heures par nuit et cela me laisse un temps conséquent pour lire, regarder des séries (d'ailleurs, "The Tudors" avec le renversant Jonathan Rhys-Meyer me passionne) ou surfer sur Internet). Je ne ressens aucune fatigue et ne pique pas du nez dans la journée. Je compte rattraper mon retard pris sur les sorties ciné de ces dernières semaines et me sevrer niveau films.
Je sens que certains me tomberont encore dessus mais je raffole de la nouvelle chanson de Raphaël "Le vent de l'hiver". Une mélodie très Europe de l'Est, des paroles mélancoliques, une voix nasillarde, une certaine fausseté dans le chant. Une phrase me reste en tête : "Je ne suis pas Chrétien mais de tout je me souviens". Je l'aime beaucoup bien qu'elle ne veuille pas dire grand chose. Si quelqu'un trouve une explication...
Sur les conseils de Carmen, je savoure continuellement le "Thé sur le Nil" de chez Mariage Frères. Hier, en attendant dans le hall de la banque, je repensais à des bribes de notre conversation de lundi. Nous parlions des macarons de chez Ladurée et du fait que j'en mangeais parfois dans la rue le midi. La répartie de Carmen me revenait sans cesse hier et je devais réprimer un fou-rire : "Tu achètes des macarons Ladurée et tu les manges comme un SDF dans la rue " ! Ces temps-ci, je pourrai les dévorer dans des draps de satin couleur lapis lazuli, en écoutant les chants d'Arielle Dombasle, avec un bain moussant en attente et des bougies partout...
La vieille limace vient de quitter notre pauvre monde et déjà une pluie d'hommages. Une carrière d'une longévité exceptionnelle mais, à part ses derniers disques et quelques titres plus anciens, je trouve qu'il ne rejoint pas les grands artistes de la chanson française. Il chantait bon nombre de conneries et jouait le type ultra sympa et rigolard. Il m'insupportait et ses deniers titres m'endormaient. La nouvelle de sa disparition m'a mis de bonne humeur.



